Ministère de la Justice
TEXTES & RÉFORMES
 
 

04 juillet 2005

Loi adoptant le domaine de la Justice au droit communautaire

Publication au JORF n°156 du 6 juillet 2005

La loi n° 2005-750 portant diverses dispositions d'adaptation au droit communautaire dans le domaine de la Justice a été signée le 4 juillet 2005.

Cet loi permet de transposer quatre directives et décisions-cadres qui modifient le code pénal, le code de procédure pénale ou la loi relative à l’aide juridique.

En premier lieu, la directive du 27 janvier 2003 vise à améliorer l’accès à la justice dans les affaires transfrontalières en permettant à une personne résidant régulièrement dans un État de l’Union européenne d’obtenir l’aide juridictionnelle dans un autre État.

Le mécanisme mis en place permettra, notamment, aux justiciables résidant en France d’agir dans un autre État de l’Union européenne pour la résolution d‘un litige en matière civile et commerciale, soit au stade pré-contentieux, soit au stade juridictionnel, ou pour obtenir l’exécution d’une décision de justice.

En deuxième lieu, la décision-cadre du 6 décembre 2001 instaure une récidive internationale dans le domaine du faux monnayage. L’introduction d’une telle récidive dans le code pénal français permettra de prendre en compte l’ensemble du passé pénal d’un délinquant, fût-il condamné à l’étranger, et constituera un nouveau pas vers la mise en place d’un casier judiciaire européen.

En troisième lieu, la décision-cadre du 22 juillet 2003 pose les règles relatives à la lutte contre la corruption dans le secteur privé. Sont ainsi complétées l’incrimination et la sanction des faits de corruption active et passive en les étendant à ceux commis dans le secteur privé, y compris par des personnes morales, alors que le droit français ne sanctionne actuellement que la corruption des dirigeants ou salariés qui sont dans une situation de subordination hiérarchique vis-à-vis de leur employeur.

Enfin, la décision-cadre du 22 juillet 2003 est relative à l’exécution dans l’Union européenne des décisions de gel de biens ou de collecte d’éléments de preuve. Son objet principal est de fixer les règles selon lesquelles un État de l’Union européenne reconnaît et exécute sur son territoire une décision de gel émise par une autorité judiciaire d’un autre État de l’Union dans le cadre d’une procédure pénale.

Le projet de loi permettra de saisir plus rapidement et plus aisément dans un autre État de l’Union européenne les éléments de preuve susceptibles de servir de pièce à conviction dans le cadre d’une procédure pénale, ainsi que les biens provenant d’une infraction ou constituant l’instrument ou l’objet d’une infraction lorsque les crimes ou délits y afférents ont été commis en France.

Ces nouvelles dispositions législatives devraient ainsi réduire, de manière significative, l’impunité dont bénéficient certains délinquants qui cachent à l’étranger ou en France les preuves ou le produit de leurs crimes ou délits.

 
 
 
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